La Francophonie et Emmanuel Macron

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L’attachement du Président de la République à la langue française est connu de tous.

Souvent la presse n’hésite pas à soulever sa façon de s’exprimer, son vocabulaire, … parfois même sous forme de raillerie.

A l’heure des débats autour de l’écriture inclusive, aux pétitions et contre-pétitions, Emmanuel Macron dans son discours devant les étudiants de l’université d’Ouagadougou (Burkina Faso) le 28 novembre a longuement plaidé en faveur de la langue française. Ce n’est pas la première fois, lors de son discours prononcé à la 27ème session de l’Assemblée des Français de l’étranger le 2 octobre dernier, il avait déjà affirmé sa volonté d’agir en faveur de la langue française car selon lui « Le potentiel de la francophonie est immense ».

Mais cette fois, il est allé encore plus loin.

En effet, à la fin de son discours, le Président de la République a longuement évoqué la francophonie et défendu la langue française « Il y a bien longtemps que la langue française n’est plus uniquement française. Elle est d’autant, voire davantage africaine que françaiseElle a son point d’équilibre quelque part entre Kinshasa et Brazzaville, bien plus qu’entre Paris et Montauban (…) Le ciment principal entre nous, c’est la langue française (…) Son avenir se joue beaucoup ici en Afrique. (…) Défendez-la avec fierté, transformez-la, mettez-y vos mots », et il n’a pas hésité à appeler à « une francophonie conquérante. »

Emmanuel Macron a en outre demandé aux étudiants d’une part de ne pas se laisser séduire par la mode de la langue anglaise, et d’autre part de l’aider à faire du Français la première langue dans le monde « La francophonie n’est pas une, elle a depuis bien longtemps échappé à la France. »

Enfin, le président de la République a conclu en saluant sa représentante personnelle pour la francophonie, Leïla Slimani, à qui, il a demandé non seulement de réaliser, en lien avec l’Académie française, « un dictionnaire de la francophonie » mais aussi de s’entourer d’intellectuels africains, tel Alain Mabanckou, pour « réfléchir à un nouveau projet pour la francophonie. Pour en faire un outil de rayonnement, au service de l’intégration économique. ». Le souhait présidentiel est que « le français sera la première langue d’Afrique», et « peut-être du monde ». A suivre donc.

Mais avant tout qu’est-ce que la francophonie ?

Le terme francophonie est apparu pour la première fois vers 1880, lorsqu’Onesime Reclus (géographe français) l’utilise pour désigner l’ensemble des personnes et des pays parlant la langue française.

En 2014, on estimait le nombre de francophones à 274 millions, on parle de 300 millions en 2050. (Rapport Observatoire de la langue française)

Au début du 20ème siècle, des francophones se regroupent et constituent des associations dans le but de faire vivre la francophonie.

Aujourd’hui 29 États souverains reconnaissent le français dans leur constitution : 13 comme langue officielle unique et 16 comme langue co-officielle.

  • Langue unique : Bénin, Burkina Faso, Congo, Congo RD, Côte d’Ivoire, France, Gabon, Guinée, Mali, Monaco, Niger, Sénégal, et Togo.
  • Langue co-officielle : Belgique (+ néerlandais et allemand), Burundi (+ kirundi), Cameroun (+ anglais), Canada (+ anglais), Centrafrique (+ sango), Comores (+ shikomor et arabe), Djibouti (+ arabe), Guinée équatoriale (+ espagnol), Haïti (+ créole), Luxembourg (+ allemand et luxembourgeois), Madagascar (+ malgache), Rwanda (+ anglais et kinyarwanda), Seychelles (+ créole et anglais), Suisse (+ allemand, italien et romanche), Tchad (+ arabe) et Vanuatu (+ anglais et bichlamar)

D’autres États fédérés ou territoires autonomes, non-souverains, ont également le français comme langue officielle ou co-officielle.

  • Belgique : Fédération Wallonie-Bruxelles (anciennement dénommée Communauté française),
  • Canada : Nouveau-Brunswick (+ anglais), Nunavut (+ anglais et inuktitut),
  • Québec : Territoires du Nord-Ouest (+ anglais, chipewyan, cri, dogrib, gwich’in, inuktitut et slavey), Yukon (+ anglais),
  • Inde : Pondichéry (+ anglais, malayalam, tamoul et télougou),
  • Italie : Val-d ’Aoste (+ italien),
  • Suisse : Berne (+ allemand), Fribourg (+ allemand), Genève, Jura, Neuchâtel, Valais (+ allemand), Vaud

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Et cette institution qu’est la Francophonie ?

Depuis la création de l’agence de coopération culturelle et technique (ACCT) en 1970, devenue l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), les francophones disposent d’un organe institutionnel destiné à la promotion de langue française.

Cette organisation compte 84 États et gouvernements (58 membres et 26 observateurs), elle est dirigée par Michaëlle Jean, Secrétaire générale depuis 2014. En 2015, elle nomme Adama Ouane au poste d’Administrateur, c’est lui qui est chargé de gérer la coopération.

L’OIF met en œuvre la coopération multilatérale francophone au côté de quatre opérateurs :

  • l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF)
  • TV5Monde, la chaîne internationale de télévision
  • l’Association internationale des maires francophones (AIMF)
  • l’Université Senghor d’Alexandrie

La Francophonie dispose aussi d’un organe consultatif : l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF).

Quels sont les objectifs de l’OIF ?

Ces derniers sont consignés dans sa Charte de la Francophonie adoptée en 1997 au Sommet de Hanoi et révisée en 2005 par la Conférence ministérielle à Antananarivo :

  • instauration et développement de la démocratie
  • prévention, gestion et règlement des conflits, et soutien à l’État de droit et aux droits de l’Homme
  • intensification du dialogue des cultures et des civilisations
  • rapprochement des peuples par leur connaissance mutuelle
  • renforcement de leur solidarité par des actions de coopération multilatérale en vue de favoriser l’essor de leurs économies
  • promotion de l’éducation et de la formation.

Quelles sont ses missions ?

  • promouvoir la langue française et la diversité culturelle et linguistique
  • promouvoir la paix, la démocratie et les droits de l’Homme
  • appuyer l’éducation, la formation, l’enseignement supérieur et la recherche
  • développer la coopération au service du développement durable.

L’OIF est placée sous l’autorité de 3 instances politiques :

  • le Sommet, l’instance suprême de la Francophonie qui se réunit tous les deux ans
  • la Conférence ministérielle de la Francophonie (CMF)
  • le Conseil permanent de la Francophonie (CPF).

Quelques chiffres :

  • 85 millions d’euros de budget annuel (75 % consacrés à la mise en œuvre des programmes)
  • 300 employés au siège à Paris et dans des unités extérieures
  • 4 représentations permanentes à : Addis-Abeba, auprès de l’Union Africaine et de la Commission économique de l’Afrique de l’ONU, Bruxelles, auprès de l’Union européenne, New York et à Genève, auprès des Nations unies
  • 6 bureaux régionaux  à : Lomé (Togo) pour l’Afrique de l’Ouest, Libreville (Gabon) pour l’Afrique centrale, Hanoï (Vietnam) pour la zone Asie-Pacifique, Port-au-Prince (Haïti) pour la Caraïbe et l’Amérique latine, Bucarest (Roumanie) pour l’Europe centrale et orientale et Antananarivo (Madagascar) pour l’océan Indien

L’OIF s’appuie de plus en plus sur des organisations de la société civile. Ainsi, tous les deux ans est convoquée une Conférence francophone des organisations internationales non gouvernementales (OING) qui sont consultées et associées dans la mise en œuvre de certains programmes de l’OIF.

Qu’est-ce que le Conseil permanent de la francophonie (CPF) au sein de l’OIF ?

Le Conseil permanent de la Francophonie (CPF) fait partie des trois instances consacrées par la Charte de la Francophonie (article 2) avec le Sommet et la Conférence ministérielle de la Francophonie (CMF).

Le CPF est l’instance chargée de la préparation et du suivi du Sommet, sous l’autorité de la Conférence ministérielle. Il est à la fois animateur, coordonnateur et arbitre de l’action de l’Organisation. Le CPF est présidé par la Secrétaire générale de la Francophonie, il se prononce sur ses propositions et la soutient dans l’exercice de ses fonctions.

Qui compose le CPF ?

Les représentants personnels des chefs d’État ou de gouvernement participant aux Sommets. Leïla Slimani pour la France (depuis le 6 novembre 2017).

Quand se réunit-il ?

Le CPF se réunit plusieurs fois par an en session ordinaire et autant que de besoin en session extraordinaire (par exemple lorsqu’une crise touche l’un des pays membres).

Quel est son rôle ?

  • veiller à l’exécution des décisions prises par la CMF
  • examiner la situation politique et l’état des pratiques de la démocratie, des droits et des libertés dans l’espace francophone
  • approuver les projets de programmation
  • examiner les rapports financiers, les prévisions budgétaires et le compte rendu d’exécution des programmes de l’OIF.

Sphre Budget

Quel est le budget de la Francophonie ?

En moyenne, sur la période 2010-2013, le budget annuel de l’OIF s’élevait à 85 millions d’euros, dont plus de 75 % consacrés à la mise en œuvre des programmes. Les recettes de l’organisme sont constituées principalement par les contributions de ses pays membres au Fonds multilatéral unique(FMU). Il faut y ajouter des financements complémentaires issus de partenariats avec des organismes publics ou privés.

Le Fonds multilateral unique (FMU) est l’outil financier interne par lequel la Francophonie finance ses programmes de coopération multilatérale.

Les dépenses sont réparties entre les différents champs d’activités de l’OIF :

  • Langue française, diversité culturelle et linguistique
  • Paix, démocratie et droits de l’Homme
  • Éducation et formation
  • Développement durable et solidarité
  • Actions transversales (égalité des genres, jeunesse, société civile…)

Qui sont Leïla Slimani et Alain Mabanckou ? 

Leïla Slimani est une journaliste et écrivaine franco-marocaine née en 1981 à Rabat au Maroc, son père est banquier et haut-fonctionnaire marocain et sa mère médecin ORL (elle a été la première femme médecin à intégrer une spécialité médicale au Maroc).

Diplômée de l’Institut d’études politiques de Paris, elle a poursuivi également des études à l’ESCP Europe pour se former aux médias.

Elle est ensuite journaliste au magazine Jeune Afrique où elle traite les sujets ayant trait à l’Afrique du nord, et donne sa démission pour se consacrer à sa carrière d’écrivain.

En 2014, elle publie son premier roman Dans le jardin de l’ogre qui traite de l’addiction sexuelle féminine. Il se place parmi les cinq finalistes du prix de Flore.

En 2016, elle a d’ailleurs reçu le prix Goncourt pour son deuxième roman, Chanson douce.

C’est à l’occasion du second tour des élections présidentielles qu’elle prend position pour Emmanuel Macron et lui apporte son soutien pour faire barrage « au déclinisme et à la haine » de Marine Le Pen.

Enfin en juin 2017, elle reçoit le Out d’or du « coup de gueule » de l’Association des journalistes LGBT, pour avoir critiqué la pénalisation de l’homosexualité au Maroc et le contrôle du corps des femmes.

Le 6 novembre 2017, Leïla Slimani devient la représentante personnelle du président Emmanuel Macron pour la francophonie, afin de siéger au CPF.

Alain Mabanckou est écrivain et enseignant franco-congolais né à Pointe-Noire (Congo) en 1966, il vit en Californie.

Après un premier cycle de droit privé à l’Université de Brazzaville, il obtient une bourse d’études et part pour la France où il obtient un DEA de droit à l’Université de Paris-Dauphine.

Puis, il travaille pendant une dizaine d’années dans le groupe Suez-Lyonnaise des Eaux.

C’est en 1998 que paraît son premier roman Bleu-Blanc-Rouge qui obtiendra le Grand Prix Littéraire de l’Afrique noire.

Depuis, il publie régulièrement de nombreux ouvrages très variés : essais, romans, poésie, livres pour enfants, etc…

En 2002, il enseigne la littérature francophone à Ann Arbor pendant trois ans avant d’être remarqué par l’Université de Californie à Los Angeles (UCLA) où il est Professeur titulaire de littérature francophone depuis 2007.

En 2010, il est élevé au grade de Chevalier dans l’ordre de la Légion d’honneur.

En 2013, après vingt-trois ans d’absence, Alain Mabanckou est retourné à Pointe-Noire, il évoque ce retour dans Lumières de Pointe-Noire.

Enfin, en 2016, il intègre le Collège de France à la Chaire de création artistique et devient ainsi le premier écrivain à ce poste.

Il reçoit de nombreux prix littéraires dont :

  • en 2006 : le prix Renaudot
  • en 2010 : le prix Georges Brassens
  • en 2012 : l’Académie française lui a décerné le Grand Prix de littérature Henri Gal
  • en 2013 : la Fondation Prince Pierre de Monaco salue l’ensemble de son œuvre

Et pour conclure

Rendez-vous est pris pour le XVIIème  Sommet de la Francophonie qui se tiendra à Erevan (Arménie) fin 2018.

La langue française la première langue d’Afrique et peut-être du Monde ? tel est l’ambitieux projet de notre Président.

Et nous dans tout ça ?

Nous pouvons, dans un premier temps grâce à nos communications via Internet, participer à notre niveau à la promotion de la langue française. Notamment, à l’occasion des jumelages nationaux et internationaux des Comités locaux (en cours au sein de LREM).

Internet, notre rythme de vie, les nouveaux supports culturels et la rapidité des échanges avec laquelle nous envoyons des messages via nos smartphones ne doivent pas être une excuse pour maltraiter la langue française.

Certains groupes de discussions sur Internet, diverses publications dans des discussions virtuelles sont affligeantes. Au nom de la modernité, du manque de temps, certains assassinent véritablement la langue française. La francophonie sera-t-elle le moyen de lutter contre la paupérisation intellectuelle et l’illettrisme[i] de certains de nos concitoyens ?  A suivre…

Marie-Agnès et Monique Animatrices des comités jumelés de Lourdes et Saint Zacharie

Pour en savoir plus

Bibliographie de Leïla Slimani

  • 2013 : La Baie de Dakhla : Itinérance enchantée entre mer et désert, Casablanca, Malika Éditions, 200 p. (ISBN 978-9954-0-3766-9).
  • 2014 : Dans le jardin de l’ogre, Paris, éditions Gallimard, coll. « Blanche », 214 p. (ISBN 978-2-07-014623-9).
  • 2016 : Chanson douce, Paris, éditions Gallimard, coll. « Blanche », 226 p. (ISBN 978-2-07-019667-8).  Prix Goncourt 2016.
  • 2016 : Le diable est dans les détails, La Tour-d’Aigues, éditions de l’Aube, coll. « Le 1 en livre », 62 p. (ISBN 978-2-8159-2144-2).
  • 2017 : Sexe et mensonges : La vie sexuelle au Maroc, Paris, Les Arènes, 200 p. (ISBN 978-2-35204-568-7).
  • 2017 : Paroles d’honneur, ill. Laetitia Coryn, Paris, Les Arènes, 110 p. (ISBN 978-2-35204-654-7) : roman graphique.
  • 2017 : Simone Veil, mon héroïne, ill. Pascal Lemaître, éditions de l’Aube, coll. « Le 1 en livre », 96 p. (ISBN 978-2-8159-2663-8)

Bibliographie d’Alain Mabanckou

Romans

  • 1998 : Bleu-Blanc-Rouge, Présence africaine.
  • 2001 : Et Dieu seul sait comment je dors, Présence africaine.
  • 2002 : Les Petits-fils nègres de Vercingétorix, Le Serpent à plumes, puis « Points », Éditions du Seuil, 2006.
  • 2003 : African Psycho, Le Serpent à plumes, puis coll. « Points », Éditions du Seuil, 2006.
  • 2005 : Verre cassé, Éditions du Seuil, puis coll. « Points », 2006 (réédité en 2017)
  • 2006 : Mémoires de porc-épic, Éditions du Seuil / (Prix Renaudot), puis « Points-Seuil », 2007.
  • 2009 : Black Bazar, Éditions du Seuil, puis coll. « Points-Seuil », 2010.
  • 2010 : Demain j’aurai vingt ans, Éditions Gallimard, Coll. Blanche, puis coll. Folio (Gallimard), avec une préface de J. M. G. Le Clézio, 2012.
  • 2012 : Tais-toi et meurs (roman policier), Éditions de La Branche, Coll. « Vendredi 13 », 2012, puis chez Pocket, 2014.
  • 2013 : Lumières de Pointe-Noire, Éditions du Seuil, coll. « Fiction & Cie », 2013, puis coll. « Points-Seuil », 2014.
  • 2015 : Petit Piment, Paris, Éditions du Seuil, coll. « Fiction & Cie », août 2015.

Poésie

  • 1993 : Au jour le jour, Maison rhodanienne de poésie
  • 1995 : La Légende de l’errance, Éditions L’Harmattan
  • 1995 : L’Usure des lendemains, Nouvelles du Sud
  • 1997 : Les arbres aussi versent des larmes, L’Harmattan
  • 1999 : Quand le coq annoncera l’aube d’un autre jour, L’Harmattan
  • 2007 : Tant que les arbres s’enracineront dans la terre, Œuvre poétique complète, « Points », Seuil (réédité en 2017)

Essais

  • 2007 : Lettre à Jimmy (James Baldwin), Fayard, et en poche chez Points, 2008
  • 2009 : L’Europe depuis l’Afrique, Éditions Naïve
  • 2011 : Écrivain et oiseau migrateur, André Versaille éditeur
  • 2012 : Le Sanglot de l’homme noir, Fayard, réédité en format poche chez Points Seuil, 2013, (réédité en 2017)
  • 2016 : Lettres noires : des ténèbres à la lumière. Coll. Leçons inaugurales au Collège de France, coédition Collège de France / Fayard, 2016
  • 2016 : Le monde est mon langage, Grasset, 2016.
  • 2017: Penser et écrire l’Afrique aujourd’hui, Éditions du Seuil, 2017.

Anthologies

  • 2010 : Six poètes d’Afrique francophone (Senghor, Birago Diop, Dadié, Loutard, U Tam’si et Rabemananjara), en format poche chez « Points », 2010
  • 2013 : L’Afrique qui vient (avec Michel Le Bris), Nouvelles, éditions Hoëbeke, 2013

Livres pour la jeunesse

  • 2000 : L’Enterrement de ma mère, éditions Kaléidoscope, 2000.
  • 2010 : Ma Sœur Étoile, Seuil-Jeunesse, 2010.

Sources

Intégralité du discours d’Emmanuel Macron à l’université Ouaga 1 le 28/11/2017 http://www.elysee.fr/video/x6aqd4k

https://www.francophonie.org/Le-Conseil-permanent-de-la.html

https://www.elysee.fr

https://www.francophonie.org/L-Organisation-internationale-de-la-Francophonie-42707.html

https://www.francophonie.org/IMG/pdf/note_methodologique.pdf

http://www.anlci.gouv.fr/

[i] Le mot est tout récent, c’est un néologisme créé en 1981 par ATD Quart-Monde afin de désigner « les personnes qui, après avoir été scolarisées en France, n’ont pas acquis une maîtrise suffisante de la lecture, de l’écriture, du calcul, des compétences de base, pour être autonomes dans les situations simples de la vie courante », décrit l’Agence nationale de lutte contre l’illettrisme. Selon ses statistiques, basées sur une mesure réalisée par l’Insee en 2012, 7 % des 18-65 ans, en France, sont illettrés. Soit 2,5 millions de personnes.

Il ne faut pas confondre les illettrés avec les nouveaux arrivants, qu’on catégorise « Français langue étrangère ». Ils apprennent la langue du pays où ils résident. Contrairement à ce que l’on croit souvent, l’illettrisme n’est pas plus fréquent dans les familles d’origine étrangère. Selon les chiffres de l’Insee, 70 % des personnes illettrées ont grandi dans un environnement familial francophone.

Enfin, on parle d’ analphabétisme pour désigner des personnes qui n’ont jamais été scolarisées et n’ont jamais appris à déchiffrer l’écrit. Selon l’Unesco, « 758 millions d’adultes âgés de 15 ans et plus dans le monde ne savent toujours pas lire ou écrire une phrase simple. Près des deux tiers sont des femmes. » http://www.anlci.gouv.fr/

 

 

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